Parcoursup : idées reçues et interrogations

 
 
Parcoursup : idées reçues et interrogations

La nouvelle plateforme d’admissions post-bac, "Parcours sup", est officiellement en ligne depuis le 15 janvier 2018. Elle remplace la plateforme d'Admission Post-Bac, APB, qui fonctionnait par tirage au sort pour les filières surchargées. Suite à cette nouveauté, des idées reçues et des interrogations se font entendre. Afin d’éclaircir les idées floues et les questionnements, découvrez les intox et désintox :

·  « Le gouvernement sélectionne les étudiants pour éviter d’avoir à créer des places pour accueillir tout le monde. »

FAUX : le gouvernement créée 22 000 places dans les filières tendues à la rentrée 2018 et il redéployera les 130 000 places restées vacantes l’an dernier. Le gouvernement n’instaure pas la sélection à l’université : il met fin au tirage au sort et investit massivement pour adapter les cursus universitaires qui conduisent actuellement à 60% d’échec en 1ère année.

·  22 000 places alors qu’on attend 28 000 étudiants supplémentaires et qu’il n’y a déjà pas assez de places pour tout le monde.

INTOX : Tous les 28 000 étudiants ne veulent évidemment pas intégrer les filières en tension (STAPS, droit ou psychologie par ex.). C’est sur ces filières que le Gouvernement concentrent les efforts, pour faire en sorte qu’il y ait le moins de tension possible pour la rentrée 2018. Jamais autant de places n’avaient été créées. Pour rappel, en 2017, il restait 130 000 places vacantes dans l’enseignement supérieur en France.

·  Le gouvernement veut mettre fin à la compensation des notes.

FAUX : La compensation des notes permet aux étudiants de « rattraper » une note sous la moyenne par d’autres notes au-dessus de la moyenne pour valider leur semestre. Ce principe de compensation des notes est préservé. Ce qui va changer ce sont les modalités, car comme il sera désormais possible de faire une licence « à la carte », on ne pourra pas toujours compenser par semestre. C’est logique. La mise en place dépendra des universités.

·  Le gouvernement veut interdire les rattrapages à l’université.

FAUX : D’ailleurs, ce n’est même pas du ressort du gouvernement !

·  Le gouvernement veut interdire le redoublement à la Fac.

FAUX : Ça ne fait pas partie de la réforme (et ça n’est d’ailleurs pas non plus dans les compétences du Gouvernement).

·  Le gouvernement augmente les frais d’inscription pour taxer les étudiants au lieu d’investir dans l’enseignement supérieur.

FAUX : Les frais d’inscription à l’université n’augmenteront pas à la rentrée prochaine. Le gouvernement investit 1 milliard d’euros uniquement dédiés à la création de places, au financement de postes d’enseignants, et à un meilleur accompagnement entre le lycée et le supérieur. Cet investissement, aucun gouvernement ne l’a fait depuis très longtemps. En plus, à partir de la rentrée 2018, les étudiants seront rattachés au régime général de la sécurité sociale : 100 millions d’euros seront rendus aux étudiants.

·  Le gouvernement met en place une réforme qui n’est même pas encore votée par le Parlement. C’est un déni de démocratie !

FAUX : Le plan Etudiants a été présenté le 30 octobre, il a été adopté par l’Assemblée nationale en décembre. Il sera voté au Sénat début février. Le Plan Etudiants a été discuté pendant 3 mois avec tous les acteurs de l’ESR l’été dernier, il a été co-construit.

·  La loi n’est pas votée, la plateforme est illégale.

FAUX : Ce qui aurait été illégal, ça aurait été de conserver le tirage au sort ! Le principe du tirage au sort été invalidé par le Conseil d’Etat en décembre 2017. La plateforme Parcoursup a été construite pour respecter les textes actuels. La loi qui sera votée en février au Sénat permet de mettre en place des parcours personnalisés et d’améliorer le système de santé. Pas d’inquiétude, donc.