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Réunion d’information sur la lutte contre la radicalisation

 
 
Réunion d’information sur la lutte contre la radicalisation

Le lundi 2 mars, Philippe VIGNES, préfet de la Mayenne a réuni un certain nombre d’acteurs locaux afin de leur exposer les mesures prises pour la lutte contre la radicalisation en Mayenne.

Autour de la table étaient présents les forces de l’ordre, la protection judiciaire de la jeunesse, le ministère de la justice, les responsables des services de l’emploi local, de nombreux représentants de la direction des services de l’éducation nationale ainsi que des bailleurs et différents organismes sociaux.

Le préfet a, en introduction, rappelé l’état actuel de la menace sur le sol français, précisant que celle-ci était toujours bien présente, ce qui justifie pleinement le maintien du plan Vigipirate. Il ne s’agit pourtant pas d’inquiéter ni de stopper toute activité, mais de se protéger. En ce qui concerne les départs vers la Syrie, l’Irak, le phénomène actuel est complexe et évolue en permanence, et son rythme s’est accéléré depuis les attentats du 7 janvier.

Les services du renseignements ont ensuite présenté le phénomène du djihadisme et se sont attachés à décrire les différents profils des personnes qui se radicalisent. Le directeur des services du cabinet a complété ces propos par un exposé rappelant les mécanismes qui mènent à la radicalisation.

Les services du cabinet du préfet ont présenté les principales mesures introduites par la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, à savoir principalement les mesures administratives :

  • l’interdiction de sortie du territoire avec retrait du passeport et du titre d’identité
  • l’interdiction administrative du territoire (interdiction d’entrer)
  • l’expulsion d’un ressortissant étranger qui présente une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics
  • l’interdiction, pour les étrangers assignés à résidence, de se trouver en relation avec certaines personnes
  • la déchéance de nationalité
  • la protection des mineurs
  • le retrait, le blocage et le déréférencement des sites internet
  • le gels des avoirs terroristes
  • la dissolution d’association et de groupement de fait.

Pour terminer, il a été rappelé le dispositif mis en place dans le département de la Mayenne depuis l’été 2014 avec notamment des réunions de la cellule anti-radicalisation dans sa formation plénière ou restreinte, des réunions bimensuelles du groupe d’évaluation et les interventions sur ce sujet dans le cadre des états-majors départementaux de sécurité.

Mosaique