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Concours national de la résistance et de la déportation

 
Concours national de la résistance et de la déportation

Le 5 juin dernier avait lieu la cérémonie de remise de prix aux jeunes lauréats du concours national de la résistance et de la déportation. Ce concours a pour origine la volonté des associations de résistants et de déportés de faire participer les plus jeunes aux commémorations de la Seconde Guerre mondiale, afin de transmettre une expérience inspirée pour l’essentiel par des idéaux démocratiques et par la lutte contre le nazisme. En 1961, le ministre de l’éducation nationale, ancien de la France libre, Lucien Paye, officialise ce prix de la résistance et lui confère un caractère national. Ce concours est ouvert aux élèves de tous les établissements scolaires.

Cette année, le concours portait sur « Résister par l’art et la littérature ».

Au cours de cette cérémonie, le préfet a remis le premier prix à Herline Mantuila Bongo, jeune lycéenne de Laval, dans la première catégorie de ce concours : « Réalisation d’un devoir individuel en classe ».

Herline Mantuila Bongo, née au Congo, est arrivée en France avec ses parents à l’âge de 8 ans. Admise en terminale S au lycée Douanier Rousseau de Laval, Herline hésite encore sur son orientation après le baccalauréat : école d’ingénieur ou sciences politiques ?... Herline affirme son goût pour l’histoire et la littérature. Elle a vu dans cette participation une opportunité d’approfondir ses connaissances pour la période de la 2nde guerre mondiale qui la passionne.

"On croit que tout cela est terminé, mais c’est faux", dit-elle. "Ce type de concours peut servir à tous. Cela nous permet de réfléchir sur nous, sur le futur, pour ne pas reproduire les mêmes choses".

C’est d’ailleurs sur cette réflexion qu’Herline concluait le devoir qui lui a permis d’obtenir le premier prix. Après avoir évoqué le contexte historique de la 2nde guerre mondiale, elle a développé son propos en exposant les différentes expressions artistiques dans la France occupée, dans la France libre, dans les prisons et les camps. Elle a écrit en conclusion : "Nous pourrions évoquer la barbarie dont fait preuve Daesh en détruisant les trésors pré-islamiques de la Syrie et de l’Irak. Cette barbarie inhumaine que l’on croyait disparue".

Le préfet a tenu à féliciter Herline Mantuila Bongo, mais également l’ensemble des lycéens pour leur engagement dans ce concours. Leur implication et la réflexion contribuent à porter notre idéal de liberté, d’égalité et de fraternité.

Le rôle essentiel des enseignants a été aussi souligné pour conserver la mémoire de cette période tragique car l’ère des témoins directs se termine. Il appartient donc plus que jamais aux historiens mais aussi aux établissements scolaires de continuer à encourager les élèves à connaître et à réfléchir sur cette période sombre de notre histoire.

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